
Traduit de l'article original en espagnol. Lire en espagnol
Un séisme qui a tué plus de cent mille personnes en moins d'une minute. Un président assassiné dans sa propre chambre. Et une capitale aux mains des gangs. Voilà comment Haïti en est arrivé là.
Dans la [troisième partie](haiti-3.html), nous avons vu l'occupation américaine et la dictature des Duvalier. Voici la quatrième et dernière partie.
La démocratie qui n'a pas duré
Après la fuite de Baby Doc, en 1990, Haïti organise ses premières élections libres. C'est un prêtre des quartiers pauvres qui l'emporte : Jean-Bertrand Aristide.
Mais moins d'un an après sa prise de fonctions, en septembre 1991, un coup d'État militaire le chasse du pouvoir.
Il revient en 1994, avec le soutien de milliers de soldats américains. Et en 2004, en pleine rébellion armée, il doit de nouveau quitter le pays.
Arrive alors une mission de maintien de la paix de l'ONU, qui reste treize ans.

Le séisme de 2010
Le 12 janvier 2010, à 16 h 53, la terre tremble. Un séisme de magnitude 7, à environ 25 kilomètres de Port-au-Prince.
Les estimations du nombre de morts vont de 100 000 à plus de 300 000 personnes. Plus d'un million d'Haïtiens se retrouvent sans abri, et même le Palais national s'effondre.

Les estimations du nombre de morts du séisme de 2010 vont de 100 000 à plus de 300 000 personnes.
Le choléra
Quelques mois plus tard, nouvelle tragédie : le choléra. Selon plusieurs enquêtes, il a été apporté par des Casques bleus de l'ONU venus du Népal. Plus de 9 000 personnes sont mortes, et en 2016, l'ONU a présenté ses excuses.
Un président assassiné
Le 7 juillet 2021, un commando composé surtout d'anciens militaires colombiens entre à l'aube dans la maison du président Jovenel Moïse, et le tue dans sa propre chambre.

Les gangs
Sans président et sans parlement, les gangs ont comblé le vide. En 2024, beaucoup se sont unis dans une seule alliance : Viv Ansanm, qui signifie « vivre ensemble » en créole.
Aujourd'hui, selon les estimations de l'ONU et d'organisations humanitaires, les gangs contrôlent entre 80 et 90 % de la capitale. Et près d'un million et demi d'Haïtiens ont dû fuir leur domicile.
Les gangs contrôlent entre 80 et 90 % de Port-au-Prince, selon l'ONU et des organisations humanitaires.
La force contre les gangs
En 2025, l'ONU a approuvé une nouvelle force contre les gangs. Mais à la mi-octobre 2026, elle comptait environ 1 500 membres, sur les 5 500 autorisés.
Parmi eux figurent des soldats du Salvador, envoyés par Nayib Bukele. Le 18 octobre, quatre d'entre eux ont disparu après une embuscade, et on ignore toujours où ils se trouvent. Nous le racontons dans [cet article](../noticias/bukele-haiti.html).

Et les élections prévues pour décembre ont de nouveau été reportées, sans date.
Plus de deux siècles d'histoire
Une colonie qui a payé sa liberté. Une dette de cent vingt-deux ans. Une occupation, une dictature, un séisme et les gangs.
Haïti n'est pas pauvre par hasard. C'est le résultat de plus de deux siècles d'une histoire que presque personne ne raconte. Si vous avez manqué un épisode, voici la série complète : [partie 1](haiti-1.html), [partie 2](haiti-2.html) et [partie 3](haiti-3.html).
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Sources (en espagnol)
- Elecciones de 1990, golpe de 1991 y regreso de Aristide en 1994: EBSCO Research Starters, GlobalSecurity y Wikipedia (1991 Haitian coup d'état).
- MINUSTAH (2004-2017): Naciones Unidas.
- Terremoto del 12 de enero de 2010 (magnitud 7,0, 16:53, a unos 25 km de Puerto Príncipe; de 100.000 a más de 300.000 muertos según las estimaciones; derrumbe del Palacio Nacional): Wikipedia (2010 Haiti earthquake) y USAID.
- Cólera: origen atribuido a cascos azules nepaleses, más de 9.300 muertos y disculpa de Ban Ki-moon el 1 de diciembre de 2016: Al Jazeera, Voz de América y Noticias ONU.
- Asesinato de Jovenel Moïse (7 de julio de 2021): Wikipedia e Infobae.
- Viv Ansanm y control del 80-90 % de la capital: Consejo de Seguridad de la ONU, Consejo Noruego para Refugiados, La Tercera y Diario Libre.
- Desplazados (unos 1,5 millones), elecciones aplazadas y Fuerza de Supresión de Pandillas (1.563 efectivos de 5.500 al 12 de octubre de 2026): Noticias ONU (octubre de 2026), Diario Libre (19 de octubre de 2026) e Infobae (26 y 27 de octubre de 2026).
- Soldados salvadoreños desaparecidos tras la emboscada del 18 de octubre de 2026: Infobae y Diario El Mundo (El Salvador).
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